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22/09/2010

Alessandro Baricco à Leuven le 7 octobre

Si comme moi vous avez aimé la poésie de Soie, vous aurez peut-être envie de rencontrer son auteur, Alessandro Baricco. Il sera à Leuven le 7 octobre pour présenter son livre Emmaüs. Une occasion de le faire dédicacer...

C'est donc à Leuven le 7 octobre, 20h30 pour 5 euros. Il faut réserver.

Ténébreuse offense

9782742785162.jpgVoilà un roman qui m’a laissée perplexe. Le personnage, fort peu attachant, s’en va à la guerre. Obligé. Celle-ci, avec ses horreurs, le précipite dans une sorte de folie, un détachement de son corps et de son esprit pour survivre encore.

Ecartement, internement et rencontre d’Ermelinde avec qui il repart en Angleterre avec l’identité d’un autre, un médecin français qui l’a soigné. Mais alors que tous les ingrédients sont là pour plonger au cœur de l’âme humaine, on reste froid, distant, et l’on se perd dans un retour du passé qui se veut intriguant, mais nous laisse de marbre. On n’y croit pas. Peut-être l’auteur bascule-t-il dans le conte. Mais pour quelle morale ? Pour quel message ?

Il y avait pourtant là matière à une belle épaisseur. Je suis déçue et pas touchée. Ricardo Menendez Salmon ne m’a pas convaincue.

01/09/2010

L'enfer, le néant et la vie

 

9782757811610.jpgJe ne l’avais pas encore lu et j’ai profité de sa publication en format poche pour le mettre dans ma valise. Ce n’est certes pas une lecture de plage, mais je n’étais pas à la plage…

 

On est dans un monde entièrement chamboulé, bouleversé, anéanti en fait. Il n’y a plus de vie ou presque. Quelques cannibales et puis ce garçon sans prénom et son père, sans prénom. Car à quoi bon quand le monde est fini, que les souvenirs des parents ne sont plus les mêmes que ceux des enfants, quand les mots ne désignent plus la même réalité, quand des notions comme la chance n’ont plus cours ?

Cormac McCarthy décrit avec un talent fou le « rien, le nulle part, le néant ». A travers ces deux personnages attachants dont l’un a perdu tout repère et l’autre en crée des nouveaux, qui avancent dans un monde désolé sans oiseau et sans la moindre vie, il nous parle du sens et surtout du mystère des choses, de l’existence, du passé, des souvenirs, du langage, de la chance, des autres, de la mort... Pourquoi la fuir et que chercher quand l’enfer c’est les autres mais aussi leur absence ?

 

Avec un apparente simplicité et des mots tout simples, sans fioritures inutiles, il décrit avec une puissance extrême cette désolation, cette perte de repère, cette force de la vie. Ce tableau est d’une telle précision qu’il nous y projette et que l’on est cet homme, ce petit garçon ou parfois, bien sûr aussi, leur passé.

J’admire beaucoup cette force de l’imagination qui dépeint ce qui nous fait sans doute le plus peur aujourd’hui que chacun nie la mort : la fin.

 

 

 

 

 

 

09:26 Publié dans Poche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la route, cormac mccarthy